Call of Juarez 2 Xbox 360 - LE TEST -


Si dans votre jeunesse vous passiez votre temps à jouer au cowboy et aux indiens et à parcourir les albums de Lucky Luke, on s'aperçoit que les valeurs d'antan ne sont plus d'actualité: quand bien même les revolvers sont toujours là, les jeunes ne jurent plus que par l'ambiance bling-bling, jeunes filles aux protubérences mamaires aguicheuses et trafiques de coke.

C'est un peu la même chose dans le genre FPS: on ne jure plus que par les jeux de tranchés en pleine Guerre Mondiale Post-Apocalyptique où espionnage, bourrinage et infiltration ont la part belle. Oui mais voilà: on a oublié les véritables valeurs simples, celle du code d'honneur, celle de l'aventure avec un grand A ! C'est ce qu'ont apparemment compris les développeurs de Techland en nous proposant cette suite où vous renouerez avec toutes ces valeurs perdues et ressentirez indubitablement le frisson des grandes chevauchées sauvages dans le Far West de l'époque.

Exit Billy la Bougie du premier opus: Call of Juarez 2: Bound in Blood vous met dans la peau de deux frères maniaques de la gâchette, les frères Mc Call Ray et Thomas. Ray c'est tout simplement la brute du duo: gueule cassée des mauvais jours, il est du genre grande gueule et dingo, du genre "je-fonce-dans-le-tas" sans réfléchir et dégomme tout sur son passage. Vraiment efficace quand il s'agit de faire place nette. Tomas quant à lui, c'est davantage la force tranquille de notre binôme: plutôt agile de ses mains lorsqu'on lui tend un lasso, il l'est tout autant  au revolver, bien qu'il aura davantage tendance à économiser ses munitions.

Le jeu débute alors que vous êtes soldats chez les Confédérés durant la terrible guerre qui déchira l'Amériques en 1860, la Guerre de Sécession. Pas les Tuniques Bleues pour cette fois donc, ô grand damn des fans du sergent Chesterfield et du caporal Blutch. Apprenant que leur mère est malade et leur frère révérend William étant seul pour s'en occuper, ils décident alors de déserter pour les retrouver. Mais leurs camarades et supérieurs ne l'entendant pas de cette oreille, ils se retrouvent pourchasser, poussés à se rendre au Mexique, où ils découvriront l'existence d'un mystérieux trésor de la bouche d'un certain Juarez.

Dès le démarrage du jeu, on comprend que le principe repose sur la complémentarité entre les deux frères, dont il faudra faire usage tout au long de l'aventure. Et première déception: le mode Histoire ne propose pas de mode coopération à deux que ce soit en local ou en ligne. Vraiment dommage lorsque l'on voit des jeux au concept similaire comme Army of Two le proposer. Pour autant, cela incite le joueur à recommencer plusieurs fois le mode Histoire, rallongeant ainsi la durée de vie du jeu: en effet, il vous faudra faire un choix au début de chaque chapitre entre les deux hommes, ce qui aura pour effet d'influencer le cours de votre partie ainsi que la suite scénaristique.
Si Ray se verra attribuer les tâches de nettoyage de la place et de dégagements de passage, Thomas pourra lui accéder aux endroits en hauteur grâce à son lasso et devra manipuler différents moyens de transport: pas maladroit du revolver non plus, son talent à la gâchette sera des plus salvateur lors des passages à réflexe comme les duels. Ces derniers figurent d'ailleurs parmi les passages à la fois les plus stressants et à la fois les plus jouissifs du jeu de par son ambiance tendue: vos nerfs seront mis à rude épreuve lorsqu'il s'agira de dégainer le plus rapidement au son de la cloche.

A l'image d'un Killzone 2 voire d'un Call of Duty, COJ2 brille par la diversité de ses situations: à pied, à cheval, en cariole, en canoë ou dans un monte-charge. Son rythme effréné dans la mise en scène fait qu'on a rarement le temps de souffler ou de s'ennuyer durant les phases de gameplay. Revers de la médaille: le jeu se montre très linéaire. On vous demandera en générale soit d'accomplir une tâche particulière, soit de vous rendre d'un point A vers un point B. Fort heureusement, des missions annexes vous seront proposés: rechercher un bandit, tuer telle personne. Dans ces rares moments, le sentiment de liberté se fera davantage sentir et vous apprécierez les chevauchées équestres, même si la réaction des chevaux s'apparente plus à celle d'un robot sur rail qu'à celui d'un canasson. Votre coéquipier se révèle par ailleurs plutôt adroit de la gâchette, au point que par moment il ne vous reste plus grand chose à faire. Côté intelligence des ennemis, cela va du correct à médiocre par moment comme nombre de FPS présents sur le marché.

Le gameplay lors des phases de tir est plutôt réussi et nerveux: Ray aura la capacité de locker durant un bref instant ses ennemis avant de les arroser, tandis que Thomas pourra faire jouer de son revolver en faisant jouer le cran de tir sur chaque ennemi. Des petits blocages se font cependant sentir lorsque l'on dispose de deux revolvers en main et qu'on tire avec les deux en même temps: dommage. Niveaux armes, elles sont diversifiés, du revolver au fusil en passant par l'arc ou le couteau: il vous sera possible d'acquérir au cours de l'histoire d'autres armes plus puissantes pour une poignée de dollars.

Côté technique, je retiendrai pour ma part l'excellente ambiance durant le jeu avec ses décors réussis qui retranscrivent bien le côté désertique des grands canyons et plaines sauvages, accompagnés par des musiques somptueuses tout droit sortis des films de John Wayne. A l'inverse, la modélisation des personnages laisse quelque peu à désirer, le moteur 3D n'étant pas exceptionnel. La partie animation ne brille pas non plus par sa qualité: on décèle des problèmes de raccords au niveau des membres des personnages et la synchonisation labiale pose décidément bien des problèmes aux développeurs. Côté doublage français, on ne peut pas dire qu'il rende justice au jeu, celles-ci étant assez atroce par moment. Et il n'est pas possible d'opter pour les voix anglaises dans les options...

Terminons avec la partie multijoueurs en ligne: il est réduit au minimum. vous avez le choix entre le matchmaking entre amis, la partie avec classement et la possibilité d'héberger vous même une partie. En générale, le but consistera à protéger le reward, celui qui possède l'étoile, de l'autre camp adverse. du archi-classique. Au fut et à mesure de vos partie, vous amasserez des dollars que vous pourrez dépenser à loisirs dans la boutique pour acheter de nouvelles armes et de nouveaux profiles de personnages à incarner.

Petit cadeau bonus: voici le code exclusif [735s653j] à entrer afin d'obtenir de l'argent supplémentaire pour l'équipement en solo et pour déverouiller les personnages en multijoueur, obtenir les armes en argent et obtenir une arme exclusive pour les 2 premiers chapitres.


MON LOVE BAROMETRE

pourri ! >  bof ! > PAS MAL! > chouette! > génial !

L'appel du trésor de l'Ouest

Call of Juarez 2: Bound in Blood est une agréable surprise et corrige dans les grandes lignes les défauts  de son ainé grâce à un rythme trépidant et une trame scénaristique qui se laisse écouter. Ray et Thomas ne sont pas particulièrement attachants et leurs physiques sont loin d'être charismatiques. Mais on prend un certain plaisir à les incarner tour à tour et à adapter sa façon de jouer en fonction des spécialités de chacun d'entre eux. Un intérêt réhaussé qui donne envie de recommencer une partie même quand on a fini le mode Histoire. Dommage que l'aspect technique n'ait pas été suffisament soigné car au fond, Call of Juarez 2 mérite qu'on s'y intéresse pour son ambiance qui retranscrit fidèlement l'époque du Far West et ses clichés et devient la référence des FPS ambiance western. A voir si le jeu saura tenir la dragée haute à l'approche de la sortie d'une autre référence du genre par nos amis de chez Rockstar: le fameux Red Dead Revolver 2: Redemption.

Merci à Ubi Soft et @Minhenium pour m'avoir gentiment prêté le jeu pour ce test.

Les photos illustrant cet article restent la propriété de leurs auteurs: Ubi Soft