Final Fantasy Dissidia PSP - LE TEST -

1987: un jeu allait bouleverser le destin de ses créateurs et bouleverser un genre en plein babutiement, le Rôle Playing Game. Ce jeu initié par un certain Hironohu Sakaguchi qui devait être le jeu de la dernière chance ultime d'une petite société au bord de la faillite s'appelait Final Fantasy. Une fin qui sonna finalement comme un nouveau commencement...


Les Chevaliers de Dissidia


La situation est grave: le dieu Chaos est parvenu à s'emparer des dix cristaux. Ces derniers ont été répartis entre les dix généraux de Chaos qui ne sont autres que les pires bad guys de l'ensemble de la série Final Fantasy, du I au X. Pour les récupérer, la divinité Cosmos a décidé de faire appel à ses dix chevaliers servants, eux aussi en provenance de la série Final Fantasy. Devant nos yeux, on a alors droit au plus formidable cross-over en matière de RPG voyant tour à tour se succéder des plans visuels où Cloud croise le fer avec Kuja ou Squall affronter le terrible Sephiroth. L'aboutissement d'un rêve pour tous fans de RPG consoles.

Fais exploser ton Cosmos!

Lorsque le jeu fut annoncé, on ne peut que noter l'émoi parmi la communauté des fans de Final Fantasy: le choix de Squarenix de réaliser un cross-over réunissant tous les personnages les plus emblématiques de la série était à la fois un choix ambitieux mais aussi extrêmement risqué. L'éditeur n'est par ailleurs pas un spécialiste du jeu de combat, à la différence d'un Capcom ou d'un Namco: leur dernière incursion en la matière remonte au temps de la PS One avec le jeu Ergheiz réalisé par le studio Dream Factory, dérivé du mythique Tobal 2. On était alors curieux de voir le résultat qu'allait nous produire les studios SquarEnix en interne.

Final Pegasus Fantasy



Lorsqu'on lance pour la première fois Dissidia sur sa console PSP, rien ne le différencie en terme de contenus des autres jeux de combats versus classiques: mode scénario, arcade, versus en ligne, bonus. Commençons par le mode scénario. Dans ce mode, la phase tutorial est obligatoire pour saisir le gameplay du jeu. Car FF dissidia propose un gameplay propre à lui. On distingue deux phases de jeu, une phase stratégie sur jeu de plateau et une phase de combat où vous provoquer en duel votre ennemi.

En avant Chevaliers!



Sur le plateau de jeu sous forme de damier, inspiré d'un autre jeu de Squarenix Itadaki Street inédit chez nous, vous devrez faire avancer votre personnage jusqu'à atteindre le boss du niveau. Mais votre parcours sera semé d'embûches puisque des soldats se mettront en travers de votre chemin. Vous trouverez aussi des potions de soins et des coffres dissimulant des équipements. Pour avancer, vous disposerez d'une quantité de Points d'Action. Moins vous dépenserez de PA pour atteindre votre objectif, plus remporterez des gils, argent local, pour acheter de nouveaux équipemeents et accessoires. Car FF Dissidia emprunte en de nombreux  points des éléments de RPG comme la possibilité de customiser vos personnages sur son équipement, les accessoires pour vous booster, vos capacités de combats et autres invocations. En cela, FF Dissidia offre une richesse jamais vu dans un jeu de combat tant ses possibilités de personnalisation sont étendues.

Par le météore de Tidus!



Sur le terrain, le système de combat surprend. Tout en 3D et disposant d'une liberté de mouvement totale dans l'espace de jeu, votre personnage pourra aussi bien évoluer sur terre que dans l'air. Là, deux possibilités se présentent à vous: soit vous décider d'attaquer votre adversaire de front avec des attaques proches ou à distance pour diminuer sa jauge de vie de manière classique; soit vous tentez de réaliser des enchaînementts sur votre adversaire afin d'augmenter votre jauge EX. Des cloches apparaîtront également de manière aléatoire et vous aideront à augmenter sensiblement votre jauge.Une fois celle-ci remplie, vous aurez alors la possibilité de réaliser une attaque finale EX, à savoir une finish-move où vous devrez réalsier un certain nombre de manipulation pour infliger le maximum de dégâts. Cette séquence de jeu est par ailleurs carrément jouissive car elle donne lieu à de superbes cinématiques où l'on voit nos héros se déchaîner tels des super guerriers sur la pauvre victime qui n'a aucun moyen de stopper l'attaque adverse.

Melting-Pot



Techniquement parlant, le jeu s'en sort remarquablement bien compte tenu du support portable. Si les décors sont assez quelconques, les personnages sont quant à eux particulièrement bien modélisés: c'est un plaisir de voir des personnages comme Cecil (FFIV), Terra (FFVI) ou le Chevalier Oignon (FFIII) prendre vie en 3D. Les musiques sont quant à elles somptueuses, reprenant dans leur grande majorité les différents thèmes principaux de chaque opus: un pur moment de bonheur pour les fans de la saga Final Fantasy! Les cinématiques sont également particulièrement bien amenés, toutes doublées en anglais, avec une mention spéciale pour celles qui précèdent le boss ultime pour chacun des personnages: de véritables moments d'anthologie!


Un dîner entre amis presque parfait

Dans les points noirs du jeu, on pourra regretter la répétitivité des combats au bout du compte, de même les adversaires rencontrés ne sont finalement que des clônes des personnages que vous pourrez incarnés. on aurait souhaité plus de variété à ce niveau. Le niveau de puissance inégale entre les différents personnages peut également agacée. De même que les mouvements de caméras qui ont parfois bien du mal à suivre la rapidité de l'action, les combats étant particulièrement dynamique et frénétique.

Verdict: Après Final Fantasy Crisis Core, Squarenix continue à nous montrer tout son savoir-faire dans la maîtrise de la petite portable de Sony. J'ai vraiment accroché à ce Final Fantasy Dissidia en dépit de ses défauts inhérents. Le risque pris par l'éditeur s'avère payant grâce à un  système me plutôt astucieux et qui encourage à augmenter le niveau du joueur et du personnage. La richesse apportée par le système des accessoires qui influe sur la stratégie du combat pour gagner davantage en expérience a été très bien pensé. Certes le jeu est répétitif; certes l'histoire de chaque personnage est plutôt convenue, jouant la carte du fanboy à outrance; certes les manipulations sont identiques entre tous les personnages. Malgré tout cela, Squarenix a su titiller notre "libido finalfantasiesque" et on s'accroche pour finalement regarder, béhat comme un gosse, nos personnages préférés réaliser leur ultime attaque et infliger une raclée au gros méchant. Purement jouissif, le jeu offre en plus une durée de vie plutôt conséquente de 50 à 60 heures en moyenne. Un record pour un jeu de combat sans nul doute.

La note LMJ : 8/10